Les neuf types de péchés


1.Les péchés du coeur
2.Les péchés du ventre
3.Les péchés de l'oeil
4.Les péchés de la langue
5.Les péchés de l'oreille
6.Les péchés des mains
7.Les péchés du sexe
8Les péchés du pied
9.Les péchés du corps


1.Les péchés du coeur


- Parmi les péchés du coeur, il y a l'ostentation (Ar-riyà') qui est le fait d'accomplir les bons actes pour plaire aux gens, ou pour recevoir leur éloge. Cela annule les récompenses de ces actions.
- La fatuité dans les obéissances à Dieu (al-^oujb), c'est-à-dire s'attribuer les mérites de sa propre adoration en oubliant que son accomplissement est une grâce de Dieu.
- Le doute au sujet de Dieu.
- Se croire protégé de Son châtiment. Désespérer de Sa Miséricorde.
- L'orgueil (al-kibr) envers les sujets de Dieu, qui est le refus de la vérité énoncée par autrui ou le mépris des gens.
- La rancoeurt, qui consiste à entretenir en soi une hostilité, sans détester ce sentiment, si elle incite à agir en conséquence.
- L'envie, c'est-à-dire détester qu'un musulman reçoive des bienfaits, ne pas supporter cela et agir selon ce sentiment.
- Rappeler son oeuvre de charité au bénéficiaire: cela annule en outre la récompense, comme dire à celui à qui on a donné une aumône: "Ne t'ai-je pas donné telle chose, tel et tel jour?"
- Persister dans le péché.
- Avoir de mauvaises pensées au sujet des musulmans.
- Nier la Destinée (Al-Qadar).
- Se réjouir du péché, du sien ou de celui d'autrui.
- Trahir, même un mécréant; comme par exemple lui octroyer la garantie de sécurité, puis le tuer.
- Nuire à un musulman de façon cachée.
- Détester les compagnons du Prophète, ses proches et les pieux vertueux.
- L'avarice dans le paiement de ce que Dieu a rendu obligatoire, la lésine et la cupidité.
- Manquer de considération envers ce que Dieu a glorifié et déprécier ce qu'IL a rendu important, que cela soit une obéissance, un péché, le Qour'an, la Science de la Religion, le Paradis, ou bien l'enfer.

2.Les péchés du ventre



- Consommer ce qui provient de ar-ribà (concerne les ventes illicites), des impôts (al-maks), de l'extorsion, du vol, et tout ce qui est issu d'un contrat interdit selon la Chari^ah.
- Consommer des boissons alcoolisées. La peine légale de celui qui en a bu est de quarante coups de fouet pour une personne libre et de la moitié pour un esclave. Le gouverneur musulman a le droit d'en augmenter le nombre par mesure disciplinaire (At-Ta^zîr).
- Consommer toute substance enivrante, toute najàçah, ainsi que tout ce qui est dégoûtant.
- Consommer le bien de l'orphelin ou utiliser les waqf (ce que les gens ont consacré pour être utilisé dans un domaine de bienfaisance précis, comme les lieux de prières, les écoles qui une fois établis doivent rester tels quels) de façon non conforme aux conditions précisées par le donateur.
- Ce qui est obtenu en profitant de la gêne d'une personne sans qu'elle ait agit de bon coeur.

3.Les péchés de l'oeil


- Il y a le fait de regarder le visage ou les mains d'une femme ajnabiyyah (femme qui ne nous est pas permise) avec désir, ou le reste de son corps, même sans désir.
- Il en est de même du regard des femmes sur les hommes, s'il s'agit de la zone comprise entre le nombril et les genoux, avec ou sans désir, et du regard sur le reste de leur corps, avec désir.
- Il est interdit aux hommes, ainsi qu'aux femmes, de dévoiler leurs parties intimes sans besoin lorsque ils sont seuls.
- Il est permis avec une personne non ajnabiyyah ou du même sexe de regarder ce qui n'est pas compris entre le nombril et les genoux si cela est sans désir.
- Il est interdit de regarder le musulman avec mépris et de regarder dans la maison d'autrui sans sa permission, ou encore de regarder quelque chose qu'il avait caché.



4. Les péchés de la langue


- Médire (al-ghîbah): c'est-à-dire parler de son frère en Islam en citant une de ses caractéristiques qu'il n'aime pas qu'on évoque, et cela en son absence.
- Rapporter les paroles des uns aux autres pour semer la discorde (An­namîmah).
- Semer la zizanie sans rapporter de parole, même si cela revient à inciter les animaux à se battre (at-tahrîch).
- Mentir, c'est-à-dire énoncer une parole qui n'est pas conforme à la réalité.
- Jurer pour mentir.
- Prononcer des paroles de qadhf; elles sont nombreuses et se résument ainsi: tout terme employé par une personne qui accuse de fornication quelqu'un d'autre ou un membre de sa parenté, est appelé qadhf à l'encontre de la personne concernée, d'une façon absolue si le terme est explicite et selon l'intention s'il est implicite. La peine légale du coupable de qadhf est de quatre-vingt coups de fouet s'il s'agit d'une personne libre, et de la moitié si c'est un esclave.
- Insulter les compagnons du Prophète.
- Faire un faux témoignage
- Renvoyer une dette dans le cas d'une personne ayant suffisamment de moyens, c'est-à-dire le report du remboursement de cette dette alors qu'elle peut s'en acquitter
- Insulter, maudire ou se moquer d'un musulman, ou utiliser toute parole qui le blesse ou qui lui fait mal.
- Mentir au sujet de Dieu et de Son Messager.
- La réclamation mensongère de quelque chose.
- Le divorce qui a lieu pendant une période de menstruation ou pendant une période inter-menstruelle au cours de laquelle il y a eu rapport sexuel (divorce bid^iyy).
- Adh-dhihar, qui revient à dire à sa sa femme: "Anti ^alayya kdhahri oummî": la parole employée en arabe pour dire "Je n'aurai plus de rapport sexuel avec toi tout comme je n'en ai pas avec ma mère". Le fautif doit verser une expiation (kaffàrah) au cas où il ne divorce pas immédiatement après avoir dit cela. Cette kaffàrah consiste à libérer un esclave croyant, sain de corps et d'esprit. Au cas où il ne peut pas, il devra jeûner deux mois lunaires successifs. S'il n'en est pas capable, il devra nourrir soixante pauvres en distribuant un moudd à chacun.
- Commettre une erreur volontaire dans la récitation du Qour'an, que cela change le sens ou non.
- Mendier quand on a suffisamment de moyens grâce à ses biens ou à son métier.
- Faire un voeu (An-nadhr) dans l'intention de priver un de ses héritiers et omettre de laisser un testament signalant une dette ou un objet à rendre dont personne d'autre ne connaît l'existence.
- Prétendre descendre de quelqu'un d'autre que de son père, ou bien prétendre avoir été affranchi par un autre que son ancien maître, comme dire: "Moi, c'est untel qui m'a affranchi", en citant une autre personne que celle qui l'a libéré.
- Demander la main d'une femme alors qu'elle est fiancée à un autre musulman.
- Emettre un décret sur un sujet de la Charte Islamique (Fatwà) sans science.
- Enseigner ou apprendre une science nuisible, sans raison légale.
- Juger suivant d'autres lois que celles de Dieu.
- Evoquer à voix haute les qualités d'un défunt et se lamenter.
- Prononcer toute parole qui incite à commettre un péché, ou qui décourage l'accomplissement d'une obligation.
- Enoncer toute parole diffamant la Religion, un des Prophètes, les savants, le Qour'an ou un rite quelconque honoré par Dieu.
- L'utilisation d'un instrument de musique à vent.
- Ne pas ordonner le bien (al­ ma ^roùf) et ne pas interdire le mal (al-mounkar) (Sans excuse valable).
- Garder pour soi la Science obligatoire alors qu'il y a quelqu'un qui la demande.
- Rire d'un musulman qui a laissé échapper du gaz, ou rire pour le dénigrer.
- S'abstenir de témoigner.
- Ne pas rendre le salam obligatoire.
- De même est interdit le baiser qui excite le désir pour celui qui est entré dans le rituel du pèlerinage ou de la ^Oumrah (mouh_rim), pour celui qui fait un jeûne obligatoire, et lorsqu'il s'agit de quelqu'un qu'on n'a pas le droit d'embrasser.




5.Les péchés de l'oreille


- Parmi les péchés de l'oreille, il y a le fait d'écouter indiscrètement les paroles de gens, ainsi que le son des instruments de musique à vent et du toumboùr qui est un instrument ressemblant au luth; ainsi que tout autre son interdit.
- De même écouter la médisance (al-ghîbah), les paroles rapportées pour semer la discorde entre les musulmans (An-namîmah) et ce qui est du même genre, au contraire du cas où on est amené à entendre quelque chose d'illicite involontairement et qu'on a détesté; on doit cependant l'interdire si on en a la capacité.



6.Les péchés des mains


- Il y a le fait de diminuer, lorsqu'on mesure, la quantité, le poids ou la longueur, ainsi que voler; la peine légale de celui qui a volé l'équivalent d'au moins un quart de dînàr de son lieu sûr est d'avoir la main droite coupée puis, s'il récidive, le pied gauche, puis la main gauche, puis le pied droit.
- Il y a aussi le pillage, c'est-à-dire le fait de s'emparer du bien d'autrui au grand jour, l'extorsion, le prélèvement des impôts (al-maks), et le fait de prendre du butin de guerre avant le partage légal (al-ghouloùl).
- L'homicide: il implique dans tous les cas une expiation (al-kaffàrah) qui est la libération d'un esclave croyant, sain de corps et d'esprit, et si on n'est pas en mesure de le faire, le jeûne de deux mois successifs. Si l'homicide est volontaire, la peine de mort sera appliquée, sauf si l'héritier pardonne en acceptant le prix du sang (ad-diyah), ou même en ne demandant rien. Si l'homicide est involontaire ou causé par coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner, il faudra verser le prix du sang (ad-diyah), qui est de cent chameaux au cas où la victime est du sexe masculin libre et musulmane, et de la moitié si elle est du sexe féminin, libre et musulmane. Et les caractéristiques du prix du sang varient selon la catégorie de l'homicide.
- Frapper sans en avoir le droit.
- Se laisser soudoyer ou soudoyer quelqu'un.
- Brûler vif un animal, sauf en cas de nuisance si on n'a pas pu la faire cesser autrement. Le mutiler.
- Jouer avec les dés et pratiquer les paris, même s'il s'agit de jeux d'enfants.
- Jouer avec des instruments de musique interdits, tels que le toumboùr, le rebec et, de façon générale, les instruments à vent et à cordes.
- Toucher une femme ajnabiyyah volontairement, avec ou sans désir; ou avec un intermédiaire, mais avec désir, s'il s'agit d'une personne du même sexe ou d'une femme non-ajnabiyyah.
- Figurer un être possédant une âme (comme une statut).
- S'abstenir de payer la totalité de la zakàt, ou même une partie, après qu'elle soit devenue obligatoire et quand on en a les moyens; ou verser quelque chose qui n'est pas conforme, ou bien la donner à quelqu'un qui n'y a pas droit.
- S'abstenir de payer aux employés leur salaire.
- Ne pas donner à celui qui manque d'une chose vitale ce qui répond à son besoin et ne pas secourir quelqu'un qui se noie, sans excuse valable.
- Ecrire ce qu'il est interdit de dire.
- La trahison qui est l'opposé du conseil. Elle se fait par les paroles, les gestes ou d'autres attitudes.




7.Les péchés du sexe


- Il y a la fornication, qui consiste à faire pénétrer le gland dans le vagin; et la sodomie, qui est le fait de faire pénétrer le gland dans l'anus.
- Le fait d'avoir des pratiques sexuelles avec des animaux, même s'ils sont à soi
- La masturbation exercée par quelqu'un d'autre que son épouse légale ou que son esclave femme.
- Le coït pendant la période des menstrues ou des lochies; ou bien après l'arrêt de il écoulement du sang, mais avant que la femme ne fasse la grande ablution (al-ghousl); ou bien après, mais sans que la femme ait fait l'intention rituelle, ou si l'une des conditions (de al-ghousl) fait défaut.
- Dévoiler al-^awrah devant quelqu'un qui n'a pas le droit de la voir, ou bien dévoiler les parties intimes quand la personne est seule et n'en ressent pas le besoin.
- Faire face à la Qiblah ou lui tourner le dos en urinant ou en déféquant, en l'absence d'un obstacle situé devant soi d'une hauteur d'au moins deux tiers de coudée, ou s'il est plus loin que trois coudées; sauf dans le lieu préparé à cet effet comme les toilettes car à l'intérieur, il est permis de faire face à la Qiblah ou de lui tourner le dos.
- Déféquer sur une tombe.
- Uriner à l'intérieur de la mosquée même dans un récipient, ou (uriner) sur quelque chose qui est honoré.
- Ne pas se faire circoncire lorsqu'on est pubère; mais cela est toutefois permis d'après l'Imam Màlik.



9.Les péchés du corps


- Blesser profondément ses parents.
- Rompre les liens familiaux.
- Faire un mal manifeste au voisin, même s'il est mécréant, dès lors qu'il bénéficie d'une garantie de sécurité.
- Que les hommes se féminisent et vice-versa, par ce qui est spécifique au sexe opposé, que ce soit par les habits ou autre.
- Porter des vêtements longs par vanité, c'est-à-dire les faire descendre en dessous de la cheville par orgueil.
- Interrompre un rituel obligatoire sans excuse.
- Interrompre un pèlerinage ou une Oumrah surérogatoire.
- Imiter un musulman pour se moquer de lui.
- Espionner les gens.
- Se tatouer.
- Rompre les relations avec un musulman plus de trois jours, sauf s'il y a une excuse légale.
- Tenir compagnie à quelqu'un qui pratique une mauvaise innovation ou qui commet des grands péchés (fàciq) afin de le divertir au moment où il commet son péché.
- Porter de l'or, de l'argent, pour l'homme pubère ( à l'exception de la bague de ce métal), de la soie ou une chose dont plus de la moitié du poids est en soie.
- Etre en présence d'une femme ajnabiyyah sans être vu d'une tierce personne (de sexe masculin ou féminin) devant laquelle on pourrait avoir honte (al-khalwah).
- Prendre à son service un homme libre, de force.
- Etre hostile envers un saint (waliyy).
- Aider à commettre un péché.
- Utiliser des ustensiles en or ou en argent, ou bien les acquérir.
- Abandonner une obligation; ou l'effectuer, mais en commettant ce qui l'annule.
- Abandonner la prière du vendredi (al joumoù^ah) pour celui sur qui elle est obligatoire, même s'il fait adh-dhouhr.
- Que les habitants d'un lieu - tel qu'un village - abandonnent les assemblées (al jamà^ah) des prières obligatoires.
- Retarder l'accomplissement d'un devoir après son échéance sans excuse valable.
- Tirer sur un gibier avec ce qui tue par l'effet de son poids, comme un caillou.
- Utiliser un animal comme cible.
- Ne pas rester à domicile pour la veuve pendant la période de viduité (al-^iddah) sans excuse valable.
- Ne pas respecter le deuil (al-ihdàd) pour la femme qui a perdu son mari.
- Souiller la mosquée avec des corps impurs (najàçah) ou la salir avec quelque chose de répugnant, même si c'est pur.
- Négliger l'accomplissement du Hajj bien qu'on en ait eu les moyens avant sa mort.
- Emprunter de l'argent dans le cas de celui qui ne pense pas être en mesure de (pouvoir) rembourser (grâce à des ressources clairement envisagées), et cela sans que le créancier soit au courant.
- Ne pas accepter l'ajournement du remboursement de la dette du débiteur qui connaît des difficultés.
- Dépenser de l'argent dans un péché.
- Manquer de considération envers le livre du Qour'an (al-Mou_shaf) et envers toute science religieuse.
- Laisser le jeune garçon qui a atteint l'âge de discernement (moumayyîz) toucher le livre du Qour'an (al-Mou_shaf)(s'il est dans l'état de hadath).
- Changer les bornes des terrains, c'est-à-dire repousser les limites de séparation entre sa propriété et celle de quelqu'un d'autre.
- Agir à son gré dans la rue en faisant ce qui n'est pas permis.
- Utiliser l'objet emprunté dans un domaine pour lequel on n'a pas eu d'autorisation, ou prolonger la durée de l'emprunt au-delà de ce qui a été autorisé, ou le prêter à d'autres.
- Se réserver le droit d'un bien moubàh (qui appartient à tout le monde), par exemple le pâturage, le ramassage du bois dans un terrain sans propriétaire, l'exploitation d'un gisement de sel, d'argent, d'or ou d'autres - c'est-à-dire monopoliser ces ressources et empêcher les gens de faire paître leur bétail - et se réserver la consommation de l'eau qui se renouvelle si on en prend.
- Utiliser des objets trouvés avant d'en faire la déclaration et sans respecter les conditions qui en découlent.
- Rester sans excuse là où on constate le péché.
- S'imposer dans les banquets, c'est-à-dire entrer sans permission, ou se faire admettre en profitant de la gêne des gens.
- Ne pas être équitable avec ses épouses dans les charges (obligatoires) et le partage des nuits; quant aux différences dans les sentiments d'amour et les penchants, il n'y a pas de péché en cela.
- La sortie de la femme si elle passe à côté des hommes ajnabiyyah dans le but de les tenter.
- Pratiquer la magie.
- Accepter la tutelle d'un orphelin, une fonction liée à une mosquée, la fonction de juge ou toute autre chose de ce genre tout en sachant qu'on n'a pas la capacité d'assumer cette charge.
- Abriter un injuste en le protégeant contre celui qui veut exercer son droit sur lui.
- Effrayer un musulman.
- Le brigandage
- Il y a aussi le fait de ne pas respecter le voeu fait à Dieu, de jeûner de façon continue sans rupture, c'est-à-dire de jeûner deux jours ou plus sans s'alimenter pour rompre le jeûne.
- Prendre la place d'une autre personne, ou lui porter préjudice en l'encombrant, ou prendre son tour.

Il existe bien évidemment encore d'autre formes de péchés que l'homme peut faire, malheureusement...

wa Allahou a3lam.

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