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LA NAISSANCE : REGLES A RESPECTER


 Les appels à la prière 

Une fois le bébé venu au monde, la Sunna de notre bien aimé prophète est de prononcer l’appel à la prière, al-Adhâne, dans son oreille droite et puis al-Iqâma (second appel pour l’introduction à la prière) dans l’oreille gauche. C’est le premier droit de l’enfant après sa naissance. L’appel de l’unicité d’Allah sera ainsi le premier mot que l’enfant va entendre en venant au monde. Dans cet appel il y a tous les concepts de l’Islam. On commence par glorifier Allah (le Très Haut), il n’y a pas d’autre puissance plus forte et plus grande que Lui. Puis nous attestons qu’il n’y a pas d’autre divinité que Lui, d’où notre totale soumission à Allah. Nous reconnaissons tous Ses Prophètes et messagers à travers notre attestation que Mohammed (saw) est Son messager. Après ses attestations, on l’invite à venir accomplir la prière, à venir pour le bien et par-là éviter le mal et c’est l’Iqamah (introduction à la prière). Par ce comportement, le musulman suit la tradition prophétique. En effet, le Messager (saw) l’a fait pour non petit-fils Hassan - fils de Fatima - juste après sa naissance.(source numéro7)
  

 

 Le jus de dattes 


Il est aussi recommandé de mettre dans la bouche du nouveau-né un peu de jus de datte, une datte molle à sucer ou à défaut, du miel. En effet, Abou Moussa a dit: « A la naissance de mon fils, je suis parti voir le Prophète, ce dernier l’a appelé Ibrabim, lui a mis une datte à sucer dans la bouche en demandant à Allah de le bénir, puis il me l’a rendus. » Un comportement similaire, de la part du messager d’Allah a été adopté avec Abdallah fils de Abou Talha, Ibrahim fils de Abou Moussa et Abdallah Ibn Az-Zoubaïr, fils de Asmâ’, belle soeur du Messager. Il était courant de voir les compagnons présenter leurs nouveau-nés, et dès leur naissance, au Messager (saw) . Les membres de la famille et plus particulièrement la mère, sont invités à respecter cette sounnah de notre bien aimé prophète (saw) en offrant aux nouveau-nés un aliment mou et sucré à sucer, et de préférence une datte. (source numéro7)


 Le prénom

 
A la naissance du nouveau-né, le choix du prénom s’impose. Les musulmans n’ont pas le droit de donner n’importe quel prénom à leurs enfants. Leurs significations ne doivent pas être en contradiction avec leur religion, ni être désagréable. En effet «Allah est beau, il aime la beauté.» (Rapporté par Mouslim, At-Tirmidi et Ahmed). En plus, le Messager d’Allah (saw) a changé les prénoms (laids) de ses compagnons.(source numéro7)

 Quand le donner 


Le prénom doit désigner ce qui est nommé. En effet, si ce dernier existe tout en l’ignorant, on ne peut dans ce cas le désigner, ni le reconnaître. Il est donc autorisé de l’appeler le premier jour de son existence. On peut le différer de trois jours, jusqu’au jour d’al-Aqîqah, avant ou après. Il y a une certaine facilité.

Le Prophète (saw) a dit: "Cette nuit, j’ai eu un enfant, je lui ai donné le prénom de mon père: Ibrahim!". (Ibn Al-Qayim A1-Jawazia)

Plusieurs autres hadiths montrent que le prénom peut être donné au nouveau-né le jour de sa naissance. D’autres hadiths précisent que le prénom peut-être donné le septième jour (jour d’al-Aqîqah). C’est aux parents de choisir en fonction de leurs propres situations...(source numéro7)

 Qui le choisit? 


Dans le cas d’un couple musulman, c’est à lui que revient la priorité et la responsabilité de donner un prénom à leur enfant. La majorité des hadiths cités dans ce chapitre approuve cette affirmation. En cas de désaccord, c’est donc le prénom proposé par le père qui doit être donné à l’enfant. En règle générale, l’enfant est rattaché à son père et prend son nom de famille.(source numéro7)


 Les prénoms recommandés 


Les savants s’accordent sur le bon choix des prénoms des enfants de parents musulmans. En particulier, il faut choisir des prénoms associés au nom Divin d’Allah (le Très Haut) comme Abdallah, Abderrahmân, Abdelkarîm... En effet, ces prénoms permettent à l’enfant de grandir tout en étant conscient d’être le serviteur d’Allah. Notre prophète Mohammed a dit: «Le jour du Jugement, vous allez être appelés par vos prénoms et ceux de vos pères, choisissez donc de bons prénoms.» (Abou Dawoud) «Portez les prénoms des prophètes; les prénoms les plus aimés par Allah sont: Abdallah et Abderrahmâne. Les plus véridiques sont Hârith et Houmâm. Les plus mauvais sont Harb et Morrah».(Abou Dawoud, Annasa’i et Ahmed)

On peut donner à son enfant plus d’un prénom ou surnom. La combinaison ainsi choisie (prénom composé) doit être linguistiquement correcte et facile à prononcer.

Le messager d’Allah (saw) avait plusieurs prénoms: Mohammed, Ahmad, Nabî Arrahmah, Nabî Attawoubah, al-Fâtih, al-Amîn, al-Qâcim... etc.(source numéro7)


 Le surnom de l'enfant 


Il est autorisé de surnommer son enfant. Les surnoms couramment cités dans la sounnah du messager d’Allah commencent par «Abou» pour les garçons (père de) et «Oum» pour les filles (mère de) et «Abou» a plusieurs significations linguistiques dont: le père de, le propriétaire de, celui qui a la qualité de, le meilleur ou le plus connu par... etc. Mais, en suivant de plus près les surnoms donnés aux enfants, nous constatons que c’est plutôt le premier sens qui est le plus répondu: «le père d’un tel» ou «la mère d’un tel». Même si la personne surnommée n’a pas ou n’aura pas d’enfant qui porte ou portera le prénom désigné. C’est ainsi que Aïcha (la mère des croyants) a été surnommée: Oum Abdallâh et n’avait pas d’enfant. La fille de Khâlid Ibn Saïd lbn al-Ass a été surnommée «oum Khâlid» et a été appelée ainsi par le Messager (saw) alors qu’elle était encore célibataire. Abou Bakr le compagnon du prophète n’avait pas d’enfant appelé Bakr. De même Omar fils d’Al-kattâb: Abou Hafs n’avait pas d’enfant appelé Hafs... etc.(source numéro7)


 Les prénoms à éviter 


Certains prénoms sont déconseillés ou interdits puisqu’ils contredisent les principes de la religion ou expriment un sens immoral et inacceptable.

Allah dit: "Ce ne sont que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres. Allah n’a fait descendre aucune preuve à leur sujet. Ils ne suivent que la conjecture et les passions de leurs âmes, alors que la guidée leur est venue de leur Seigneur." (sourate 53: verset 23)

Ainsi tout prénom qui signifie que la personne est adoratrice, ou rend un culte à une divinité qu’Allah est rejeté par la religion. C’est l’exemple de abd Annar (celui qui adore le feu), abd Annabi (celui qui adore le Prophète (saw) ), abd Arrasoul (celui qui adore le Messager), abdel Mottalib (celui qui adore al-Mottalib), Abdel Ozza, abd Houbal, abdel Kaabah, abd-Dirham, abd-Dounia... etc.

Les musulmans sont ainsi invités à éviter tout prénom qui ressemble à ces derniers. Les significations de ces noms contredisent le fait que le musulman n’adore qu’Allah et rien d’autre «abd» ne peut être associé qu’avec un nom d’Allah (le Très Haut).

II existe d’autres attributs méprisables comme, «Chahin-Chah» ou «Malik Almolouk», qui veulent dire (roi des rois). Seul Allah (à Lui toute la Puissance et la Majesté) mérite cette appellation (ou nomination). Le messager Mohammed a dit: «Le prénom le plus ignoble auprès d’Allah (à Lui la Puissance et la Gloire) est celui de l’homme qui s’appelle (roi des rois)."

De ce hadith les savants ont déduit qu’il ne faut pas donner comme prénom: Qâdî al Qodâte (le juge des juges) qui ne peut s’attribuer qu’à Allah. Hâkim al Hokâm (le gouverneur des gouverneurs) qui ne peut s’attribuer qu’à Allah. Al-Hakam (ne peut se tromper dans son jugement) qui ne peut s’attribuer qu’à Allah. Saïd an-Nâss (le meilleur des hommes), Saïd al-koil (le meilleur de tout le monde), Saïd Waladi Adam (le meilleur des fils d’Adam) qui ne peuvent s’attribuer qu’au Messager.

Il existe aussi d’autres attributs qui ont été désignés dans différents hadiths et que les croyants ne doivent en aucun cas donner aux nouveau-nés, tels que: Yaçâr, Rabâh, Najîh, Aflah: «Ne donne pas à ton serviteur le prénom de Yaçâr, Rabâh, Najîh ni Aflah: en effet, quand tu demandes: «est-il là»? On te répond non!». Aussi tout ce qui ressemble à ces prénoms (par leurs sens) sera déconseillé comme: Baraka, Mobârak, Moflih, Khaïr, Serour, Ni’mah, Barrah, et ainsi de suite. En effet, lorsqu’on demande à quelqu’un «Baraka est-elle chez toi?» La réponse négative ne sera pas désirable, en plus, c’est un mauvais présage que personne ne souhaite prononcer.

D’autre part, les musulmans ne doivent pas porter les prénoms des non-croyants et plus particulièrement des grands dirigeants parmi eux. Comme Fir’aoun (Pharaon), Qâroûn (Coré), al-Walîd... Ils ne doivent pas non plus porter les prénoms ou les noms des démons comme: al-Ajda’, al-Awar, al-Hobâb, al-Walhân, Khinzib. L’imâm Mâlik a précisé que les prénoms tirés des débuts des sourates coraniques ne sont pas conseillés: «Taha», «Yacine»...etc

Il est aussi déconseillé de porter des prénoms issus des noms des anges comme: Gibrîle (Gabriel), Mikâ’il, Isrâtîl..., ainsi que tous les prénoms qui ont un sens désagréable ou détestable comme Kalb (chien), Hârr (brûlant), Mon (amer), Harb (guerre), Qatl (assassinat), Hazane (tristesse)...etc.

Toutes nos citations sont déduites des hadiths de différents degrés d’authenticité; pour abréger nous avons préféré donner ce résumé. (source numéro7)


 Le changement des prénoms désagréable 

Le prénom peut influencer le comportement de la personne qui le porte et peut lui nuire moralement et socialement. Par conséquent, il est fortement conseillé de changer les prénoms désagréables.



Omar lbn Al-kattâb (qu’Allah l’agrée) avait une fille appelée "âçya" (désobéissante); le Messager (saw) lui changea son prénom en «Jamîlah”» (belle). Le messager a changé plusieurs prénoms désagréables ou en contradiction avec la religion. Cette règle est valable pour les noms de lieux comme pour les prénoms. (source numéro7)


La Aqiqah


L'Immolation d'une bête 
La Sounnah recommande d’immoler une bête à la naissance d’un enfant selon les moyens financiers de la famille (mouton, brebis, etc.), mais il ne faut pas aller jusqu’à s’endetter pour acheter une bête. Cette pratique est appelée «al-aqîqah» et doit se faire (si c'est possible) le septième jour après la naissance, si non plus tard quand il sera possible. Il faut remarquer ici que la possibilité englobe la disponibilité physique des parents et surtout de la mère qui vient d’accoucher. Le prophète Mohammed (saw) a dit: «A chaque nouveau-né une aqîqah. Faites couler le sang (de la bête) et éloignez de (l’enfant) tout ce qui peut lui faire mal.» (Boukhari, Tirmidhi et An-Nassa'i) «Tout enfant est tributaire de son Aqîqah, qui sera égorgée le septième jour après sa naissance, jour où un prénom lui est donné et ses cheveux coupés (s’il s’agit d’un garçon).» (Boukhari, An-Nasa’i, Abou Dawoud)
Concernant la bête à sacrifier, la mère des croyants Aïcha (qu’Allah l’agrée) rapporte que le Messager a dit: «Immolez pour le garçon deux moutons similaires (ou brebis), et un (ou une) pour la fille.» ( Ahmed et At-Tirmidi) Dans un autre hadith nous constatons qu’il s’agit bien d’un ordre: «Le Messager nous a ordonné d’immoler un mouton pour la fille et deux pour le garçon.» (Rapporté par Ahmed et Ibn Mâjih) (source numéro7)


 Raser les cheveux 


«Tout enfant est tributaire de son Aqîqah, qui sera égorgée le septième jour après sa naissance, jour où un prénom lui est donné et ses cheveux coupés (s’il s’agit d’un garçon).» (Boukhari, An-Nasa’i, Abou Dawoud)
Rappelons qu’il est interdit de raser à l’enfant une partie des cheveux de la tête et d’en laisser une autre, mais on a l’autorisation de raser tout le crâne pour le garçon (ou l’homme) à l’exception de la fille (la femme): «Le Messager d’Allah (saw) a interdit de se raser une partie des cheveux et d’en laisser une autre.» (Boukhari et Mouslim) Plus précisément: «Le messager d’Allah vit une fois un enfant à qui on avait rasé une seule partie du crâne. Il leur a interdit cette pratique et leur a dit: «rasez-le en entier!»" (Abou Dawoud) (source numéro7)

 a Aqiqah est-elle obligatoire ?


Dis: «En vérité, ma Salât, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l’Univers. A Lui nul associé! Et voilà ce qu’il m’a été ordonné, et je suis le premier à me soumettre.» (sourate 6: verset 162- 163)
A1-Aqîqah et la fête de l’Aïd (la grande fête islamique) sont des adorations qui ont été liées à la prière comme on le constate dans le verset précédent et dans le verset suivant:
"Accomplis la Salât pour ton Seigneur et sacrifie." (sourate 108: verset 2)

Les savants musulmans ont affirmé qu’Al-aqîqah est une obligation religieuse et qu’elle peut être accomplie au moyen de toute bête licite si on ne peut disposer d’une brebis ou d’un mouton. Ils précisent qu’il est préférable d’immoler cette bête et d’inviter les (ou de donner aux) gens à manger que de faire l’aumône par l’équivalent de son prix ou même avec une valeur supérieure. Il est conseillé de nourrir en cette occasion les plus démunis. C’est aussi un excellent moment pour réunir les membres de la famille et partager ce moment de plaisir avec les frères en religion.
Les musulmans présents à cette fête sont invités à faire des invocations en espérant qu’Allah - à Lui toute la puissance et la majesté - fera vivre et grandir cet enfant dans l’Islam afin d’être un serviteur pieux et vertueux et une source de bonheur pour ses parents. Tout en rappelant aux parents qu’ils doivent remercier leur Seigneur pour ce don.

Si jamais il s’avère impossible de faire al-Aqîqah le septième jour après la naissance du nouveau-né, on doit la faire le quatorzième ou le vingt et unième jour. Sinon, tout autre jour. Al-Hassan al-Basrî confirme qu’elle est obligatoire le septième jour après la naissance. «Mais ceci est dans un sens préférentiel... Ce qui importe c’est le fait d’immoler (une bête); et non pas le jour où la nourriture sera cuite ou mangée». (Voir Ibn Al-Qayim: Tohfatou Al-Wadoud Bi Ahkam Al-Mawloud, page 80) (source numéro7)

   Conseils concernant la Aqiqah 


Il est préférable de ne pas casser les os de l’animal immolé, mais de couper la viande en suivant les articulations. La bête à égorger est semblable, quant au choix, à celle de 1’Aïd al-Kabîr (la grande fête). Rien ne doit être vendu de cette bête égorgée pour al-aqîqah.

Al-Aqîqah est individuelle: une ou deux bête(s) par nouveau-né. Au cas où le jour d’al-Aqîqah coïncide avec le jour de l’Aïd aI­Kabîr, la (les) bête(s) égorgée(s) pour ce dernier suffit (suffisent).

En égorgeant la bête pour l’Aqîqah, on doit faire l’invocation qui se dit habituellement pendant le sacrifice de l’Aïd al-Kabîr, puis préciser que c’est al-Aqîqah d’un tel.
Les musulmans ne doivent pas négliger cette tradition prophétique (Sounnah), et surtout s’ils la remplacent par des habitudes illicites sans rapport avec leur religion et leur devoir de servitude envers Allah.(source numéro7)

 Ce qu’il faut éviter le jour de la Aqiqah 


"...Et la plupart d’entre eux ne croient en Allah qu’en lui donnant des associés. Est-ce qu’ils sont sûrs que le châtiment d’Allah ne viendra pas les couvrir ou que l’Heure ne leur viendra pas soudainement, sans qu’ils s’en rendent compte? Dis: «Voici ma voie, j’appelle les gens (à la religion) d’Allah, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente. Gloire à Allah! Et je ne suis point du nombre des associateurs!" (sourate 12, versets 106 - 108)

Certains musulmans suivent des traditions héritées de leurs ancêtres ou reçues de la société dans laquelle ils vivent. On les voit alors fêter l’arrivée au monde de l’enfant par des actes non conformes aux enseignements de l’Islam, par exemple ils fêtent ce jour avec des bougies, l’exagération dans les achats pour la fête «isrâf», ce qui cause, par la suite, des problèmes financiers à la famille, ou prive d’autres musulmans nécessiteux! Jeter du sel sur la tête des personnes présentes à la cérémonie de peur que l’enfant soit atteint par le mauvais oeil des gens et leurs envies... etc. Tous ces comportements n’ont aucun fondement en Islam. (source numéro7)

source : http://maghrebya.winnerbb.net/viewtopic.forum?p=19398#19398

publié dans : La Famille et la femme en Islam
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